La mode de la Renaissance et du Baroque a donné sa préférence aux pierres précieuses de couleurs intenses : aux rubis, saphirs, topazes.  Les accessoires des dames et des chevaliers de « l'époque Rococo » brillaient de diamants. Enfin, l'époque du Romantisme a découvert  la beauté des minéraux : les grenats, les opales, les aigues-marines et les chrysolithes. Les joailliers en fabriquaient des broches originales, des colliers et des bracelets, couverts de cornalines rougeâtres, d' ¨?il de chat¨ verts ou de pierres de lune bleu clair.

Plusieurs superstitions et croyances sont liées aux pierres précieuses. La pierre était non seulement un bijou, mais un talisman qui apporte du bonheur, une amulette qui protège contre les maladies et les malheurs, parfois même un symbole de la profession. Les astrologues affirmaient que chaque pierre précieuse a son appartenance à un signe zodiacal déterminé. Voilà pourquoi les gens nés tel ou tel mois devaient porter des bagues avec la pierre correspondante. On croyait que si une personne portait une pierre qui correspond à un autre signe du zodiaque, elle risquait de subir une mauvaise influence de la pierre.

Les pierres ont été les symboles de certaines professions. Par exemple, les marins portaient les émeraudes qui les gardaient pendant de longs voyages, la tourmaline était la pierre des peintres, l'améthyste des ecclésiastiques.

A l'époque de la Renaissance les amoureux s'échangeaient des bagues avec des émeraudes qui leur promettaient des sentiments éternels. Les pierres de lune aidaient les amoureux à surmonter les obstacles. Les chrysobéryls protégeaient les joueurs, les émeraudes gardaient les femmes enceintes. A l'époque on croyait que les pierres précieuses possédaient des propriétés thérapeutiques. Au moyen âge la profession d'un orfèvre était très honorable. Puisqu'un orfèvre était non seulement artisan et négociant, mais aussi médecin qui pouvait trouver une pierre guérissant son client des malaises corporels et spirituels.

Encore au XVIIIème siècle la noblesse polonaise, qui aimait les bijoux et les vêtements luxueux, croyait que :

L'améthyste protège contre l'ivresse ;

L'escarboucle réconcilie les amis ;

La chrysolithe chasse les cauchemars de la nuit ;

Le corail protège contre l'éclair ;

Le grenat  réjouit les c?urs ;

La topaze étouffe la colère ;

Le saphir protège la femme contre la calomnie.

Il y avait des règles de la portée des pierres précieuses. Les jeunes filles portaient les grenats, les perles, les turquoises. Les femmes célibataires  indépendamment de l'âge ne devaient pas porter de diamant. L'agate ou l'onyx étaient le seul décor possible pendant le deuil.