jeudi 31 mai 2007
Le Purgatoire
Par etoile, jeudi 31 mai 2007 à 10:13 :: Purgatoire
La croyance au purgatoire s'est peu à peu dégagée dans la conscience vivante de l'Eglise à partir de deux principes : d'une part, de tout ce qui, dans l'Ecriture et la Tradition, exalte les exigences de la justice divine et fait mention d'un feu purificateur, d'autre part, de la coutume liturgique des prières et suffrages pour les défunts. Cependant ce n'est qu'à l'occasion des controverses avec les Grecs que l'Eglise, au concile de Florence (1439), en définira l'existence. Il semble d'ailleurs que la conception du purgatoire que l'on ait eue alors, corresponde à des idées spécifiquement latines de la Rédemption, où les notions juridiques de dette, de satisfaction, de réparation, ont envahi le champ théologique au détriment, parfois, des notions de purification, de perfectionnement, de sanctification, auxquelles les Grecs s'en tiennent ordinairement. C'est dire que si la foi de l'Eglise est maintenant fixée en ce qui concerne l'existence d'un purgatoire, elle est peu explicite sur la nature de ce feu, sur sa durée et sur son efficacité propre. Cependant les Pères de l'Eglise, soucieux de ne pas laisser dire aux fidèles l'ordinaire apostrophe : « Peu m'importe le temps que cela dure puisque je dois parvenir à la vie éternelle », insistent ordinairement sur l'extrême gravité de la peine : elle sera plus dure, dit saint Césaire, que tout ce qui peut être pensé, vu ou éprouvé en ce monde, en fait de peine... (Serm. 104).

Le 25 mai 1720, un navire nommé le Grand Saint Antoine, commandé par le capitaine Chataud accosta à Marseille. Ce bateau chargé d'étoffes précieuses portait les soupçons d'une épidémie de peste. Pour éviter de perdre la cargaison pendant une quarantaine stricte et pour la vendre au plus vite lors de la foire de Beaucaire, les échevins de la ville placèrent l'équipage en quarantaine douce dans un dispensaire : le lazaret.
Eglise latine. Le purgatoire, état intermédiaire entre l'ici-bas terrestre et l'au-delà « de la Gloire », représente dans l'Église latine « comme un prolongement de la pratique pénitentielle de l'Église par-delà le seuil de la mort. En effet, le repentir que l'éducation spirituelle dans l'Église et par elle n'aura pas réussi à éveiller en nous au cours de notre vie, la rencontre immédiate du Christ le fera naître enfin dans l'au-delà de notre mort ». Ce serait une étape de purification, d'attente, de préparation, manifestant aussi un certain lien de solidarité entre l'ici-bas et l'au-delà.
Le mot vient du latin angelus, lui-même provenant du grec ἄγγελος, ággelos, signifiant messager. Le mot hébreu le plus proche est מלאך, mal'ach, signifiant également messager.